Portrait de Daniel, bénévole, ardent défenseur de Nördik
by Arts Attack on nov.11, 2004, under Revue de Presse
Jusqu’à demain vendredi, Ouest France publie des portraits de bénévoles consacrant du temps à Nördik Impakt. La série se poursuit avec Daniel Dumont. Depuis trois ans, ce Falaisien de 56 ans apporte son soutien au festival. Samedi soir, il fera partie de l’équipe dite « volante », celle prête à intervenir à la moindre urgence.
« Je ne fume rien, je bois très peu! » Daniel Dumont ne passe pas par trente-six chemins pour se présenter. Il préfère couper court à d’éventuels préjugés. « Quand le rock est apparu, c’était pareil, on entendait les mêmes critiques. » Aujourd’hui, pour tout ce qui concerne la musique électronique, il tient à apporter sa « caution d’homme installé dans la vie », insiste- il. De la même façon qu’il a pu défendre la cause des motards à une époque.
Daniel Dumont reste fasciné par « le professionnalisme et le talent » de l’équipe Nördik Impakt. « Plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues, il vaut mieux les aider, apporter sa pierre. Au moins l’équipe de Nördik ose faire du non commercial. »
Retraité depuis trois ans d’EDF-GDF, il a intégré la grande équipe de bénévoles de Nördik lors de la troisième édition du festival. « C’était l’occasion de découvrir la musique électronique, d’affiner mes goûts dans ce genre musical. » Il n’est pas pour autant devenu un spécialiste. « A part les grands classiques comme High Tone , je ne connais pas beaucoup de groupe actuels. »
Sa référence reste Kraftwerk, l’un des groupes pionniers de la musique électronique né en 1970 à Düsseldorf, en Allemagne. « Une base incontournable. » Après le Grand Rex, lui et sa femme iront les revoir sur scène aux Transmusicales de Rennes, début décembre. La première sortie d’une camping-car tout neuf.
« Un joyeux farfelu », diront certains, « un adolescent attardé », penseront encore d’autres. Daniel s’en fiche bien des qu’en dira-t-on. Techno parade, Gay pride, à Paris, Astropolis à Brest … ce père d’un garçon de 20 ans et d’une fille de 27 ans n’hésites pas à s’imprégner de tout ce qui touche à l’électronique et ce qui est capable de rassembler des milliers de gens. Pour autant, il ne laisse pas tomber la musique classique qu’il affectionne. Son rêve: »Voir un opéra à Garnier ».
Nathalie Hamon
« Daniel, bénévole, ardent défenseur de Nördik », in Ouest France, Jeudi 11 novembre 2004.


